Restaurant fictif — Chef fictif — Moments réels
Je n’en suis pas le chef, j’en suis le chef fictif. La Cantine ouvre chaque fois que je cuisine pour les gens qui travaillent ici — une résidence, un tournage, un atelier, une réunion qui s’éternise.
Pas de carte, pas de service, pas d’adresse. Un plat, une table, une heure.
Ma mère recevait comme sa mère avant elle. On ne demandait pas qui venait, ni combien : on ajoutait une assiette. Je n’ai rien inventé — j’ai continué, et un jour j’ai donné un nom à la chose.
Dans les studios de prise de vue parisiens, il y avait souvent un restaurant attenant. On quittait le plateau, on traversait un couloir — et c’est là que les choses se disaient vraiment.
Cette habitude, je l’ai gardée
Du jardin autant que possible, du marché et de la mer pour le reste. Et de ce que je rapporte d’ailleurs — les cuisines traversées, les gestes appris en chemin. Ici et là-bas, dans la même assiette.
Depuis 2016, j’ai un nom pour ça